"Guet-apens"
Le tchat Coco, repaire de prédateurs, fermé par la justice
Le parquet de Paris a annoncé la fermeture du site Coco, dénoncé depuis des années par les associations de luttes contre l’homophobie et la pédocriminalité.
Ce 25 juin, le parquet de Paris a annoncé la fermeture du chat Coco, au coeur de plusieurs affaires criminelles et dénoncé comme étant « un facilitateur » pour commettre des actes de pédocriminalité, de prostitution, de viols ou encore du trafic de drogues. Comme révélé dans l’enquête de Mediapart, adaptée sur scène avec Mediavivant, ce site de conversation, sans modération, était aussi employé dans des guet-apens homophobes. Une opération de police a été menée à la fois en France et en Europe (Bulgarie, Allemagne, Lituanie, Pays-Bas et Hongrie). Les serveurs du site ont été saisis.
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Depuis le mois de décembre 2023, l’unité nationale cyber de la Gendarmerie nationale et l’Office nationale anti-fraude enquêtait sur ce site, devenu un outil de pratiques illégales, sans aucun contrôle. Quatre personnes sont auditionnées ce 25 juin, selon France Info.
Depuis janvier 2021, plus de 23 000 procédures judiciaires en lien avec la plateforme Coco ont été ouvertes, selon les données issues des fichiers de police. Ces affaires touchent environ 480 victimes.
Un des derniers guet-apens connus est la mort du jeune Philippe Coopman fin avril à Grand-Synthe (Nord), piégé à partir de ce site de rencontres, et tué par trois suspects sur un parking en pleine nuit.
Daphné Gastaldi
Voir aussi : « Guet-apens, les ressorts de la haine ».