50 ans de féminisme

Ces Marseillaises qui ont repris la rue

Les messages féministes se multiplient sur les murs de la ville. Briser le silence, dénoncer les féminicides et le harcèlement de rue… Cette occupation de l’espace public fait écho à plus de 50 ans de luttes.

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Chaque second jeudi du mois les enquêtes de Mediavivant se jouent sur scène. Crédit : Anthony Micallef
Chaque second jeudi du mois les enquêtes de Mediavivant se jouent sur scène. Crédit : Anthony Micallef

Comme beaucoup de Françaises, les Marseillaises ont décidé de reprendre possession de la ville. Certaines choisissent de faire des collages sur les murs de la ville pour rendre visible les violences sexistes, d’autres créent des équipes de football non-mixtes ou manifestent dans les rues pour réclamer leurs droits. Cette nouvelle génération de féministes post-#MeToo fait voir et entendre sa colère dans un environnement urbain marseillais particulièrement occupé par les hommes.

Les luttes féministes et LGBTQIA+ n’ont pas attendu le mouvement #MeToo en 2017 et trouvent leur ancrage bien plus tôt dans l’histoire de Marseille. Dans les années 90, « Les Ladies Pirates » pratiquaient déjà la technique des collages pour féminiser les noms des rues. Dans les années 70, des militantes organisaient des marches de nuit aux flambeaux pour lutter contre les violences envers les femmes. 

La journaliste Margaux Mazellier fait dialoguer 50 ans de luttes. Quelques jours avant la sortie de son ouvrage « Marseille trop puissante » (Hors d’atteinte) le 16 février, elle s’entretient sur scène avec plusieurs générations de féministes qui mettent en lumière les héritages conscients et inconscients. 

Cet exemple marseillais révèle une histoire nationale de la conquête de l’espace public par les femmes.  Avec ses fractures urbaines et sociales, Marseille a forcé ces femmes à être encore plus puissantes qu’ailleurs. L’enquête montre que prendre la rue n’est pas accessible à toutes dans les mêmes mesures.

Chaque second jeudi du mois, à partir de 19h00, les articles de Mediavivant se vivent sur scène et les témoins clés de l’enquête sont interviewés face au public à La Fabulerie (10 boulevard Garibaldi 13001 Marseille). L’entrée est à prix libre.

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La représentation et le public sont filmés.

Enquête : Margaux Mazellier

Mise en scène : Nancy Robert

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